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La Maison Labre
308 Young Street,
Montreal, QC
H3C 2G2
(514) 937-5973


Kat Gray

kgray benedictlabre.org

Saint Benoît Joseph Labre

Nombre de nos bénévoles et bénéficiaires nous demandent pourquoi nous nous appelons maison Benoît Joseph Labre...aussi nous avons décidé de rédiger un bref résumé de la vie de Saint Benoît Joseph Labre, afin de commémorer sa vie consacrée à Dieu.

Il est né le 26 mars 1748 à Amettes, en France, l’aîné de quinze enfants, et est décédé à Rome, le 16 avril 1783. Issus de la classe moyenne, ses parents ont donc eu la possibilité d’offrir une éducation à leurs enfants. Le vicaire de la paroisse lui a dispensé ses premiers cours dans son village natal. Il était connu pour son caractère sérieux et la maturité de son comportement, très en avance pour son âge. À douze ans, il alla vivre chez son oncle, le curé d’Érin, pour étudier avec lui. Au cours des six années suivantes, il perfectionna ses connaissances en latin et en histoire, sans pouvoir vaincre son manque d’intérêt croissant à l’égard de toute forme de connaissance sans lien direct avec Dieu. Son amour de la solitude et une forte dose d’austérité et de dévotion dans ses pratiques religieuses caractérisaient sa vie. À 16 ans, il décida d’embrasser la vie religieuse de Trappiste, mais ses parents s’opposèrent sérieusement à ce projet. Durant trois ans, il essaya sans succès de se faire accepter dans le cloître et adressa la même requête à plusieurs monastères.

En novembre 1769, il fut finalement admis à l’Abbaye cistercienne de Sept-Fonts mais, peu de temps après, la santé lui fit défaut et il fut décidé que ce n’était pas la voie qu’il devait suivre. Durant sa convalescence, il résolut de poursuivre sa vocation et partit pour Rome. En route, il semble avoir eu une illumination qui lui enleva tout doute qu’il aurait pu avoir quant à ce qu’allait être sa vie future. C’est alors qu’il comprit que c’était la volonté de Dieu qu’il quitte son pays, ses parents et tout ce qui est agréable dans le monde pour mener une nouvelle vie, une vie plus difficile, faite de pénitences, ni dans une région sauvage, ni dans un cloître, mais entouré de monde, visitant avec dévotion, comme un pèlerin, les lieux les plus renommés du monde chrétien. Au fil des ans, il ne remit jamais en doute sa conviction qu’il s’agissait de la voie que Dieu lui avait fixée. Il entreprit son voyage sans retour avec un vieux manteau, un rosaire autour du cou, les bras croisés sur la poitrine, sur son crucifix. Il avait avec lui un petit testament et un exemplaire de «Imitation du Christ» et quelques autres livres pieux. Pour se nourrir, il se contentait, une fois par jour, d’un peu de pain et de plantes. Il ne demandait jamais l’aumône et s’empressait de donner aux pauvres ce qu’il avait reçu en trop. Son inlassable et totale abnégation, son humilité sincère, sa prompte obéissance et son parfait état d’union avec Dieu dans la prière levaient tout soupçon que l’on aurait naturellement pu avoir quant à l’authenticité d’un appel divin exigeant un moyen d’existence tellement hors du commun. Il passa les six dernières années de sa vie à Rome.

Totalement usé par ses souffrances et sa vie ascétique, le 16 avril 1783, il s’écroula sur les marches de l’église Santa Maria dei Monti , complètement épuisé, et mourut. Benoît fut proclamé Vénérable par le pape Pie IX en 1859 et canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1881. Sa fête est célébrée le 16 avril, le jour de son décès.

(Joseph Delany, Encyclopédie catholique)